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Notre Fondation se mobilise pour les familles touchées par la catastrophe au Népal

Newsletter #06 – Septembre 2026

Ce qui s’est passé

Le mercredi 26 août 2026, au petit matin, un pan du glacier du Langtang Lirung s’est détaché dans l’Himalaya, à la frontière entre le Népal et le Tibet. Cet effondrement a déclenché une avalanche de glace et de roche, puis une gigantesque coulée de boue et d’eau qui a dévalé la vallée sur près de 100 kilomètres, le long des rivières Bhote Koshi puis Trishuli. En certains points, le niveau de l’eau est monté de plusieurs mètres en une demi-heure à peine.

La crue a frappé de plein fouet les districts de Rasuwa, Nuwakot, Dhading, Gorkha, Tanahun et Chitwan, emportant des villages entiers, des routes, des ponts, des centrales hydroélectriques et des postes de santé. Le bilan, encore provisoire, est déjà lourd : plusieurs centaines de morts confirmés côté népalais, des milliers de disparus, et environ 93 000 personnes affectées.

La zone la plus durement touchée se situe légèrement au nord de la vallée de Kathmandou, là où nous intervenons habituellement. Mais la catastrophe nous concerne directement : plusieurs proches des partenaires avec lesquels nous travaillons au quotidien font partie des personnes sinistrées.

Pourquoi le Népal est si vulnérable à ce type d’événement

Cette tragédie n’est pas un accident isolé. Elle illustre une réalité que les scientifiques observent depuis plusieurs années : le réchauffement climatique accélère la fonte du pergélisol et la déstabilisation des glaciers de l’Himalaya, rendant ce type d’effondrement de plus en plus probable. Plusieurs chercheurs ayant étudié l’événement soulignent qu’un « seuil critique » semble déjà atteint dans certaines zones de montagne, où le simple fait d’y vivre devient risqué.

À ce risque géologique et climatique s’ajoute une vulnérabilité structurelle : la géographie du Népal, pays de vallées encaissées et de villages souvent accessibles seulement par des routes de montagne, complique considérablement l’acheminement des secours dès que ponts et routes sont emportés. La pauvreté du pays limite par ailleurs les moyens de prévention, de construction résiliente et de réponse rapide, laissant les communautés les plus isolées particulièrement exposées et les derniers à recevoir de l’aide.

Cette catastrophe illustre une injustice climatique criante : le Népal n’est responsable que d’environ 0,01 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais se retrouve en première ligne de leurs conséquences les plus violentes.

Notre engagement

Le gouvernement népalais et les grandes organisations internationales sont déjà pleinement mobilisés sur les secours immédiats dans les zones sinistrées. Face à l’ampleur de la catastrophe (environ 93 000 personnes affectées), nous avons choisi de concentrer notre action là où nous pouvons apporter une réelle valeur ajoutée : auprès des personnes déplacées qui convergent vers la vallée de Kathmandou, capitale et zone habitée la plus proche des régions sinistrées.

Notre programme d’aide d’urgence s’appuie sur des dispositifs que nous connaissons bien et que nous opérons déjà au quotidien :

  • Centres d’accueil temporaire : mise à disposition d’espaces (écoles, locaux de notre clinique) et création d’habitats temporaires pour héberger et accompagner les familles déplacées ;
  • Aide alimentaire : distribution de repas et de vivres aux personnes ayant tout laissé derrière elles ;
  • Aide sanitaire : soins de base et médicaments via notre clinique, pour des personnes souvent épuisées, blessées ou fragilisées par le déplacement ;
  • Vêtements et biens de première nécessité : pour des familles arrivées sans rien.

Une aide de proximité, au plus près de l’arrivée des déplacés

Plutôt que de chercher à intervenir directement dans les zones sinistrées, difficiles d’accès et déjà couvertes par les grands acteurs humanitaires, nous choisissons d’accueillir les personnes là où elles arrivent : dans la vallée de Kathmandou. Cette approche nous permet de mobiliser rapidement nos structures existantes et de proposer une aide concrète, dans la durée, aux familles qui devront souvent reconstruire leur vie loin de leur village d’origine.

Les lieux précis d’implantation des centres d’accueil (écoles, antenne de notre clinique) seront confirmés avec nos partenaires locaux dans les prochains jours, en fonction des flux de personnes déplacées observés sur le terrain.

Nous avons besoin de vous

La rapidité et l’ampleur de cette catastrophe dépassent largement nos moyens habituels. La Fondation Maïa Baudelaire a décidé d’envoyer directement des fonds sur place pour venir en aide aux victimes et financer ce programme d’urgence, centres d’accueil, nourriture, soins et vêtements pour les familles déplacées.

Pour que cette aide puisse être envoyée rapidement et à la hauteur des besoins, nous avons besoin de toutes les générosités. Chaque don, quel que soit son montant, compte et sera directement mobilisé pour venir en aide aux victimes. Vous pouvez également relayer cette campagne auprès de votre réseau ou nous mettre en contact avec des partenaires susceptibles de nous soutenir.

Nous vous tiendrons informés de l’avancée de ce programme dans les prochaines communications.

Nous vous rappelons qu’un don à la Fondation Maïa Baudelaire est défiscalisé à hauteur de 66 % :
un don de 100 € ne vous coûte finalement que 34 € après réduction dimpôts.

Merci pour votre solidarité.

Avec toute notre amitié,
L’équipe de la Fondation Maïa Baudelaire

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